Dans la culture amérindienne, l'attrape-rêves conserve les belles images de la nuit et brûle les mauvaises aux premières lueurs du jour...

lundi 22 février 2010

758 pages de bonheur


Le club des incorrigibles optimistes ou les années 60 comme nous rêvons de les avoir vécues.

Le roman de Jean-Michel Guenassia nous transporte dans un monde où tout restait à inventer et où le principe de précaution poussé à l'extrême n'existait pas.

Les incorrigibles optimistes, ce sont une poignée de réfugiés de l'Est stalinien, passionnés d'échecs, et protégés de Sartre et Kessel qui font de rares mais précieuses apparitions dans la salle du Balto, brasserie typiquement parisienne. Autour de jeune Michel, qui fait ici son apprentissage de la vie, une galerie de portraits des années 60, rythmée par les événements d'Algérie, les discussions littéraires et politiques, la vie du lycée, les relations familiales et amoureuses, le baby-foot et le rock and roll. De Denfert à Henri IV, des quais de la Seine à la fontaine Médicis du Luxembourg, on sourit, on s'attache, on s'émeut, on lit jusque tard dans la nuit, on s'arrête à regret, on reprend avec impatience, et puis on referme le livre avec le sentiment d'avoir quitté des amis chers, et un Paris qu'on avait oublié...
Ne boudons pas notre bonheur...il est simple (nous n'avons pas là affaire à de la "grande" littérature) mais il a le mérite d'être vrai.

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